La Journée mondiale de l’énergie, célébrée ce 22 octobre 2026, met en lumière les avancées et les défis d’un continent qui cherche à concilier croissance économique, accès universel à l’électricité et transition vers des sources propres. Agence internationale de l’énergie (AIE) souligne que le continent représente 17 % de la population mondiale, mais seulement 4 % de la consommation énergétique globale.
Selon le rapport Africa Energy Outlook 2025, mis à jour en juillet 2026, plus de 590 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. Le déficit est particulièrement marqué en Afrique subsaharienne, où le taux d’accès moyen reste inférieur à 50 %, avec des disparités importantes entre zones urbaines et rurales.
IRENA indique que la capacité installée en solaire et en éolien a augmenté de 14 % en 2025, portée par des projets structurants au Kenya, en Égypte, au Maroc, en Afrique du Sud et en Namibie. Le continent a franchi le seuil des 70 GW d’énergies renouvelables, dont 22 GW de solaire. L’initiative Africa Renewable Energy Initiative (AREI) confirme que 13 nouveaux projets ont été validés depuis mars 2026, représentant plus de 2,8 GW supplémentaires.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’énergie, le Kenya a cette année réaffirmé son objectif d’atteindre 100 % d’électricité renouvelable d’ici 2030, un cap déjà avoisinant déjà les 92 % de production propre en 2026. En Afrique du Sud, le ministère de l’Énergie a annoncé un plan d’investissement de 5,4 milliards de dollars pour renforcer le réseau et accélérer la sortie du charbon.
De son côté, la directrice de ONU‑Énergie Afrique, Damilola Ogunbiyi, a insisté sur l’urgence d’investir dans les infrastructures, « Sans énergie fiable, il n’y a ni industrialisation, ni santé moderne, ni éducation numérique. »
Les données récentes dévoilent également une évolution des financements. Les investissements énergétiques en Afrique ont atteint 40 milliards de dollars en 2025, selon l’AIE, mais restent loin des 120 milliards annuels nécessaires pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030. Les partenariats public‑privé se multiplient, notamment dans les mini‑réseaux solaires, qui ont permis d’alimenter plus de 12 millions de personnes supplementaires depuis 2024.
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L’Afrique dispose de 40 % du potentiel solaire mondial, d’un gisement éolien considérable sur ses côtes et d’un potentiel hydroélectrique encore largement sous‑exploité. Cependant, la transition énergétique africaine se heurte encore la faiblesse des réseaux électriques, le coût élevé du stockage, la dépendance persistante aux combustibles fossiles dans certains pays et la lenteur des réformes réglementaires.
