Les jeunes de moins de 30 ans représentent aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale. L’UNESCO, sous l’impulsion de son Directeur général Khaled El-Enany, prône un changement de paradigme ; l’éducation ne doit plus seulement être pensée pour les jeunes, mais impérativement avec eux.
Le nombre d’enfants et de jeunes non scolarisés dans le monde évolue à la hausse, atteignant désormais 272 millions de personnes.
L’organisation internationale multiplie les initiatives concrètes pour transformer les élèves et étudiants en véritables partenaires de décision. À travers le Réseau des jeunes et étudiants pour l’ODD 4 et le Réseau des écoles associées (ASPnet), l’institution favorise l’intégration des nouvelles générations dans les instances de hautes décisions. Cette approche entend pallier un manque de reconnaissance politique majeur, puisque le Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2026 révèle qu’un seul gouvernement sur trois à l’obligation légale d’impliquer les jeunes dans l’élaboration de ses politiques éducatives
( https://www.unesco.org/gem-report/en/publication/2026youthreport?hub=66580 ).
Sur le terrain, cette stratégie d’autonomisation se traduit par des programmes ciblés sur l’inclusion et l’employabilité. Au Tchad, par exemple, le soutien de l’UNESCO a permis d’offrir des formations métiers et une éducation de base à 43 000 adolescents, tout en touchant 58 000 apprenants via des programmes d’alphabétisation.
L’avenir des systèmes éducatifs se joue également sur leur capacité à intégrer les enjeux technologiques et climatiques. L’influence croissante de l’intelligence artificielle impose la création de cadres politiques nouveaux où la voix des jeunes est indispensable pour bâtir des sociétés résilientes.
Pour l’UNESCO, cet engagement doit devenir une norme structurelle pour garantir une éducation équitable et durable à l’horizon 2030.
