Les données recueillies sur les quatre dernières décennies révèlent que le Togo perd annuellement environ 0,12 % de son couvert forestier, ce qui représente la disparition de plus de 42 000 hectares de forêts chaque année. Entre l’urbanisation galopante et l’exploitation non durable des ressources, les écosystèmes togolais s’essoufflent et menacent par extension les moyens de subsistance des populations qui en dépendent.

Le mercredi 21 janvier 2026, la ville de Lomé a abrité le lancement officiel du Programme pour la finance de la biodiversité, mieux connu sous l’acronyme BIOFIN, portée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

À travers son axe stratégique intitulé « Une planète saine » (vision 2026-2029 du PNUD), l’organisation internationale lie désormais de manière indissociable la santé des écosystèmes à la stabilité économique. L’engagement du PNUD au Togo vient renforcer des actions déjà pérennes, comme la gestion durable des terres dans les savanes du nord ou le déploiement de terroirs villageois à faible empreinte carbone.

Initialement lancée en 2012, l’initiative BIOFIN a déjà permis à une quarantaine de nations de structurer des plans de financement robustes, générant environ 2,7 milliards de dollars américains à travers le globe pour la cause environnementale. Le Togo, ayant intégré ce réseau en 2024, entame désormais la phase opérationnelle de son processus national. L’objectif fondamental reste la création de mécanismes financiers capables de combler le déficit d’investissement dans la protection de la faune et de la flore, tout en optimisant l’impact des fonds déjà disponibles.

Le déploiement de ce dispositif suit une progression divisée en plusieurs phases. Un examen minutieux des dépenses, qu’elles soient publiques ou privées, permettra d’identifier les flux financiers qui favorisent la nature, mais aussi ceux qui pourraient lui porter préjudice. Une fois les besoins financiers chiffrés sur la base des priorités nationales, un plan de financement stratégique sera élaboré.

Le PNUD et ses partenaires ont déjà réussi à mobiliser plus de 15 millions de dollars américains au profit du Togo au cours des cinq dernières années. Avec ce nouveau levier, l’ambition est de bâtir une économie plus résiliente et inclusive, où la valorisation du patrimoine naturel deviendra un investissement durable.