Les travaux de la deuxième édition du Forum de l’Eau et de l’Environnement du Mono (FEEM) ont pris fin le 3 décembre à la Mairie de la commune des Lacs 1 à Aného, après trois jours de rencontres et de discussions.
L’événement a réuni environ 200 participants, incluant des experts, des chercheurs, des acteurs de collectivités territoriales, des organisations de la société civile et des étudiants, venus de plusieurs pays d’Afrique (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Niger, Sénégal, Tchad, Madagascar, Togo) et de France.
L’objectif principal du forum, co-organisé par la commune des Lacs 1, le Programme solidarité-eau (pS-Eau) et le Conseil de Concertation pour l’Eau et l’Assainissement de base au Togo (CCEABT), était de favoriser les échanges techniques et institutionnels pour améliorer la gestion locale des services essentiels. Les débats ont été structurés autour de dix sessions clés, couvrant la gestion du service public d’eau potable, les déchets solides, l’assainissement liquide et la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Les présentations ont permis de comparer des modèles techniques et législatifs appliqués au Togo, à Madagascar, au Cameroun et en France, en mettant l’accent sur la viabilité économique des solutions et leur adaptation aux contextes locaux.
Les participants ont adopté une série de résolutions concrètes, désignées sous le nom de l’Acte d’Aného. Ces résolutions entendent apporter des solutions durables aux problèmes d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à la gestion des déchets rencontrés dans les collectivités africaines. Les actions recommandées incluent :
- Le renforcement du cadre juridique et institutionnel pour la Délégation du service public de l’eau potable et de l’assainissement.
- La défiscalisation de l’eau distribuée aux bornes fontaines.
- La structuration de filières complètes pour la collecte, le traitement et la valorisation des déchets.
- La mise en place de mécanismes financiers dédiés à la protection et à la restauration des écosystèmes aquatiques.
- L’encouragement de la coopération entre communes et la collaboration transfrontalière pour une gestion durable des ressources en eau.
- La mobilisation des bailleurs de fonds internationaux (comme l’Agence française de développement et la Délégation de l’Union européenne au Togo, qui ont soutenu financièrement cette édition) sur des projets réalistes et bien définis.
